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Ehfull Berserker

Nombre de messages: 492 Age: 21 Date d'inscription: 17/06/2005
 | Sujet: Re: Le Palais Ven 21 Nov - 4:26 | |
| Du modilon ? Le tintement du métal résonnait tel le doux chant des épées contre les os dans les oreilles de Skalathrax. Lui qui était dépité que ces potentiels victimes l'esquivent aussi facilement, voilà qu'on lui en offrait une avec de quoi le sustenter pendant un bon moment ! En effet, le coffre semblait contenir une somme importante de modilons. La Thisbane avait commis l'erreur fatale de s'approcher trop de lui. D'un mouvement soudain, Skalathrax lui envoya un coup en plein visage, la faisant voltiger jusque dans le mur le plus proche. Il se baissa alors promptement pour ramasser le coffret et le mettre dans son sac. Il restait malgré tout une affaire à régler et il décrocha sa hache de sa ceinture. Son flanc gauche continuait de le lancer mais l'anwilien ne semblait pas trop dangereux. Du moins, il avait vaincu plus fort. Les anwiliens et leurs considérations martiales pointues l'avait toujours fait rire. Ce n'est pas sur les champs de batailles qu'ils devraient se trouver, cette bande d'efféminés dans leurs armures tout en finesse et leurs armes ouvragées, mais sur une scène à faire leur ballet artistique, pensa t'il en affichant un large sourire. Au moins, il allait bien s'amuser... Il songea aussi à la voie diplomatique durant trois secondes au moins avant de s'élancer vers l'anwilien qui faisait barrage devant ce qui semblait être son supérieur. L'excitation du combat commençait à agir sur son corps et il sentait les stimulations de ses implants. D'ici quelques secondes, il ne serait plus qu'un être de haines et de rage destructrice... Il envoya un premier coup de hache latéral directement sur le marteau de son adversaire. La force de l'impact fit trembler sa poigne, mais il parvint à faire reculer son opposant. Puis dans un puissant hurlement bestial, Skalathrax se laissa aller à sa frénésie sanglante et se transforma en une tempête de coups aussi rapide que puissant. L'anwilien, réduit à la défensive, paraît et esquivait avec la précision qui caractérisait ceux de son espèce mais son lourd marteau ne lui permettait pas de garder le rythme que lui imposait le mutant. Malgré tout il parvint à placer une bote qui lui permit d'asséner un coup de marteau sur le crâne de son adversaire. Enfin c'est ce qui aurait du se passer... Son coup fut trop lent et Skalathrax lui avait bondi dessus, s'enfilant dans sous sa garde. Pendant un instant l'anwilien put plonger ses yeux dans son regard fou avant de sentir sa poitrine se tordre sous l'impact du poing d'acier qui constituait le bras gauche du fou furieux. La douleur soudaine lui arracha un grognement et le déstabilisa suffisamment pour permettre à la hache du mutant de creuser un profond sillon dans son armure; laissant échapper un flot de sang. Cette fois ci, ce fut un hurlement qui s'échappa de la bouche du garde du corps. Il tenta de repousser son adversaire en abattant ces deux bras massifs sur lui. Skalathrax mit un genou à terre sous le choc mais reprit rapidement ses esprits en broyant le bras droit du mercenaire de sa poigne de fer. Celui-ci répliqua et ensanglanta le flanc gauche, convalescent, du frénétique d'un coup de genou bien placé, le sang commençant à s'écouler rapidement. Mais la lourde hache continua ses envolées sanglantes alors que le mutant repoussait son ennemie. Elle s'enfonça de nouveau dans l'armure, broyant les os et déchiquetant les organes placés sur sa route. Le bras droit de l'anwilien fut bientôt sectionné au niveau du coude, alors que le sang noyait les deux combattants. Son adversaire ne se défendait plus mais Skalathrax fit comme à son habitude: ''on ne bouge plus !''. Sa lame acheva d'écrabouiller, de découper et de défigurer le corps en une succession de coups rapides. Aveuglé par sa rage, il plongea ses bras dans les côtes du corps et arracha ce qui restait de la poitrine du fier guerrier dans un hurlement de rage. Le démembrement fut interrompu brusquement. Il roula en arrière pour esquiver le cimeterre de la manodienne. Près à repartir au combat, Skalathrax bondit sur sa nouvelle cible. En tout cas, il essaya: il s'écroula inerte devant elle, son sang se répandant sous son corps... _________________  ''Soyons terrible afin d'éviter au peuple de l'être.'' Danton (cul) |
|  | | Aeshan Pilier du bar

Nombre de messages: 26 Age: 18 Date d'inscription: 23/06/2008
 | Sujet: Re: Le Palais Mer 3 Déc - 19:37 | |
| Un mutant pour seule défense, c'est tout ce qu'elle avait pu trouver ? Il était vrai de toute façon que nous commencions à la rattraper sans grand mal et que seule contre trois elle ne risquait pas d'être bien dangereuse. Même à un contre un d'ailleurs. Mais alors que je pensais que ce tas de muscle de fortune était son allié, je fus obligée de réviser mon jugement lorsqu'il lui décrocha un violent coup de poing. Finalement ce repoussant outsider était peut-être tout simplement neutre. En tout cas dans le genre de neutralité qui consiste à frapper également chacun afin d'éviter les jaloux. C'était une façon comme une autre de s'assurer de ne pas s'attirer les foudres d'un groupe plus que d'un autre. Et aussi une façon de profiter gaiement de la vie. En tout cas le mutant semblait, au vue de son corps taillé comme celui d'un culturiste qui aurait voulu traverser un champ de barbelés, apte au bourre-pif, d'autant plus que, après avoir glissé le coffret désiré dans son sac, il s'approchait tranquillement de nous. Sans agressivité, juste la sage résolution de découper tout ce qui passerait à portée. Keith s'avança naturellement afin d'engager le combat, son marteau à la main. Sage décision, puisque je n'étais pas très décidée à faire le premier pas face à cette brute, d'autant plus que ce n'était pas Ulysse qui prendrait cette initiative. Celui-ci avait d'ailleurs mis cinq bons mètres entre la scène et lui. Sans doute un peu de timidité, ou alors beaucoup de peur. En tout cas, il suffisait maintenant uniquement de mettre hors d'état de nuire l'autre grosse brute afin de récupérer le coffret. Plus de course inutile et ça tombait bien puisque j'étais déjà suffisamment fatiguée.
Alors le combat s'engagea rapidement entre les deux adversaires sous mes yeux sceptiques. Le Mutant certes était impressionnant. Il n'avait presque rien à envier à Keith niveau taille, alors que ce dernier était avantagé par les caractéristique morphologiques de sa race, et son corps semblait parfaitement entrainé pour le « combat », si ce mot n'était pas trop noble pour le genre de lutte que je l'imaginais pratiquer. En outre il semblait, malgré sa corpulence, plutôt rapide et arrivait à agiter sa hache dans tous les sens avec une facilité déconcertante, comme s'il ne maniait qu'un vulgaire bout de bois. Ou en tout cas un bout de bois de la largeur d'un crâne et capable de vous trancher, bien qu'écraser serait plus approprié, n'importe quel membre en un seul coup. Mais je connaissais Keith et ce n'était pas pour rien que je le choisissais presque à chaque fois pour m'accompagner. En plus du fait que je le savais dévoué et prêt à me suivre dans tous mes projets, ce qui était plutôt rare dans le milieu traître du mercenariat, il était fort, habile et étonnement rapide à manier son marteau et jamais personne ne l'avait encore battu en duel parmi notre troupe. Ce qui faisait d'ailleurs que, ramassant à chaque fois les mises de tous les duels, il s'était attiré beaucoup d'animosité de tout le monde. En tout cas, je n'aurais pas parié un seul molidon sur le Mutant. Déjà parce que parier, au vue des risques que l'on encourrait, était totalement exclu de ma façon de vivre, mais surtout parce que j'avais toute confiance dans les capacités de Keith. De plus, il arrivait toujours à insuffler à ses combats une certaine grâce et un peu de volupté, sans y rajouter un acharnement déplacé ou des effusions de sang superflues.
Aussi quand, portant ma main à la bouche, je compris que le liquide rouge pâteux qui me couvrait le visage était du sang, je ne pus m'empêcher d'attribuer mentalement à l'Anwilein, dans l'attente de pouvoir déduire ça de sa solde, un mauvais point. Et, alors que je m'apprêtais à le réprimander sur son manque de contenance qui l'avait poussé à me tâcher du sang de son ennemi, je puis me rendre compte que le liquide corporel en question était le sien. Les yeux dans le vague, sous le choc, je regardais distraitement le Mutant dépecer à main nue comme une bête sauvage son adversaire, ou en tout cas ce qu'il en restait. Je ne fis pas attention au gerbes de sang qui me sautaient gaiement au visage comme un feu d'artifice macabre. Je ne fis pas non plus attention à Ulysse qui s'était posé à mes côtés et qui, le poil déjà hérissé, grognait à l'attention de l'ennemi. Assez intelligemment, il me mordit la main, me faisant rapidement reprendre mes esprits. « Merde Keith... »D'un geste large je m'essuyai le sang qui me couvrait le visage et les yeux. D'un autre je dégainai mon cimeterre avec rapidité. D'un dernier je bondissais sur le sanguinaire, mon arme prête à abattre ma sentence sur le coupable de ma perte de chiffre d'affaire. Ce dernier sembla esquiver sans problèmes malgré son apparente concentration dans son dépeçage et, tandis que je poussai un râle de désespoir à la vue de mon échec, je tentai de me mettre tant bien que mal en garde tandis que le fou me bondissait dessus avec rage. « Oh put... ! Il va me saigner ! »Je pus aussi voir Ulysse bondir vers mon agresseur sans doute dans le but de constituer un dernier maigre rempart entre mon état actuel et celui de petit tas de chair du même acabit que ce qu'il restait de Keith. Je pensai une dernière fois à lui et tint mon arme de toute mes forces en l'attente du coup que je ne pourrai de toute façon pas esquiver.
Un coup qui ne vint finalement pas. Le Mutant s'écroula à terre, presque à mes pieds, si près que j'aurais presque pu sentir sa respiration. Celle-ci se faisait d'ailleurs rauque et difficile et le sang qui s'écoulait maintenant de lui me laissa penser que finalement Keith avait eu sa vengeance avant de trépasser. Je suis resté quelques instants, sans mouvements, mon arme toujours serrée avec force dans le creux de mes mains, à telle point que je commençais à en avoir mal, avant de réaliser que tout danger immédiat semblait exclu. En tout cas tout danger bondissant avec une hache. Et, même si le danger semblait dans son ensemble écarté, qui sait ce dont aurait été encore capable le Mutant. Après tout, les bêtes sauvages, lorsqu'elles sont acculées peuvent se montrer dévastatrices. Je levai alors mon arme, sous le regard d'Ulysse qui acquiesçais, et prononçai quelques mots à l'attention du guerrier inanimé : « J'imagine que pour toi l'instinct de survie prévaut et que tu n'es donc pas du genre à être dérangé de frapper quelqu'un d'inapte à combattre. Ne m'en veux donc pas si je ne montre pas plus de pitié. »Puis, tandis que j'abaissais mon arme avec force, je m'arrêtai un peu avant qu'elle n'entre en contact avec sa nuque imposante. Je réfléchis quelques instants puis levai et abaissai mon arme une nouvelle fois pour venir frapper sa tête avec la lourde garde du cimeterre, m'assurant ainsi de ne pas le voir se relever trop vite. Ce que ne manqua pas de commenter Ulysse :« Tu vas le regretter... _La ferme tu veux bien... » Et c'est à ce moment que revint Dan, essoufflé, de sa chasse qui, au vue des tâches de sang qui parsemaient son armure, semblait avoir été plutôt bonne. Mais alors qu'il s'apprêtait à me raconter sa fantastique épopée, je le vis pointer avec une mine à la fois dégoûtée et terrifiée le cadavre de Keith, une mine ne nécessitant aucune parole pour faire passer le message : « Le petit tas de chair là, c'est Keith en fait ? ». Je me contentai seulement d'un mouvement de tête confirmateur et il ne mit pas longtemps à deviner le responsable de la boucherie. Et, alors qu'il me montrait clairement son incompréhension au fait que je l'empêchais de d'exploser façon tartare le Mutant, je lui expliquai rapidement mon raisonnement : « Tous les animaux peuvent être éduqués. La force de cette bête-là, je préfère l'avoir avec moi à l'avenir. Et si jamais ça s'avérait impossible, eh bien il ne sera jamais trop tard pour venger Keith, avec le plus de souffrances possible... »Ça me déplaisait à moi aussi de le laisser envie mais, en agissant ainsi, j'avais l'impression de rendre la mort de mon ancien subordonné moins inutile et surtout moins coûteuse. Dan, très vite imité par Ulysse, ne retint cependant pas un crachat sur le Mutant, avant de lui lier avec de nombreuses cordes mains et bras dans le dos, ainsi que les jambes. De mon côté, je lui pensai rapidement sa blessure. Pas franchement génial mais ça suffirait pour stopper l'hémorragie et le tenir encore en vie. Je pris alors son sac tandis que Dan prit son arme et nous le soulevâmes alors tous les deux afin de le ramener à notre QG. Je repensai tout d'un coup à la Thisbane et lui lançai un rapide coup d'œil. Elle était toujours en vie et commençait à reprendre conscience. Je ne vis pas l'utilité de m'occuper d'elle d'avantage, le coffret étant maintenant mien mais je me sentis obligé tout de même de lui adresser un sourire narquois et de lui tirer puérilement la langue avant de m'éloigner. |
|  | | Dilandau Dieu

Nombre de messages: 564 Age: 2008 Date d'inscription: 16/06/2005
 | Sujet: Re: Le Palais Jeu 25 Déc - 17:31 | |
| C'était pas du plus agréable. Tout ce qui l'entourait était fait de gigantesques flammes ondoyantes et l'atmosphère était abominablement lourd et asphyxiant. Alors, tandis qu'elle sentait son visage brûlé par les flammes qui la dévorait, Lain avait en même temps l'impression d'être écrasé par la Tour tout entière. Mais le pire dans tout ça c'est que, alors qu'elle était écrasée par terre, incapable du moindre mouvement, elle voyait s'échapper une innombrable quantité de Molidon, parfois sous forme de gigantesques pièces qui roulaient loin d'elle et s'échappaient cruellement à son regard dans les flammes, parfois sous leur forme liquide, se déversant tout autour de la Fée comme si elle en était la source. Elle tendait pourtant, impuissante, son bras pour tenter de les attraper mais rien n'y faisait, son trésor s'échappait. C'est alors qu'Elle apparut. La sensation était bizarre, comme si on était face au plus repoussant des excréments mais agrémenté d'un agréable parfum de rose. En gros. C'était un espèce de gros démon ailé à l'aspect terrifiant et au sourire moqueur qui regardait la Thisbane avec un profond mépris qui laissait transparaitre une certaine fierté de la part du démon. Et il y avait de quoi, puisque c'était vers Elle, dans sa main à peine ouverte, comme si Elle voulait limiter le plus possible les efforts, que convergeait tout le molidon. Puis les flammes dévorèrent complètement Lain.
Elle ouvrit alors péniblement les yeux, comme si elle revenait d'un sommeil sans repos, mettant instinctivement sa main contre sa joue où elle pu sentir une douleur brûlante qui la lançait. Elle cracha alors un peu de sang sur les pavés abimés avant de se masser maladroitement le visage. Puisque finalement ça lui faisait plus de mal que de bien, elle décida de laisser pour l'instant de côté sa joue en feu pour tenter de retrouver ses esprits. Non loin, elle entendait de grands fracas, comme si on faisait faire des pogos à des boîtes de conserve. Elle se rappelait vaguement sa rencontre avec le Mutant puis sa poursuite pour sauver ses sous, à moins que ce ne fut dans un autre ordre. Derrière continuaient les bruits de métal et les cris, ce qui ne faisait que lui donner encore plus mal à la tête, réveillant périodiquement sa douleur à la mâchoire. Encore dans les vapes, elle tâta avec hâte le sol alentour à la recherche de la seule chose dont elle se rappelait clairement : son coffret de Molidon. Et le problème, c'est qu'il manquait à la scène présente. Elle se redressa alors en position assise, tentant de se rappeler ce qu'elle en avait fait puis porta sa main à son crâne, la migraine la frappant de nouveau. Peuvent pas faire moins de bruits ces abrutis ? Elle tourna alors la tête pour voir ce qui était vraiment responsable de ce concert de brouhaha.
L'un des protagonistes elle le connaissait et elle sentit son sang bouillir en même temps que sa mémoire lui revenait et que son visage lui rappelait qu'il avait morflé. Elle n'avait pas pour habitude de faire confiance aux habitants de Moëmif, question d'appréciation personnelle mêlée à un peu de paranoïa et sans doute aussi un peu de bon sens. Mais généralement, quand il y avait de l'argent en jeu, il y avait moyen de pouvoir avoir un « ami » dévoué pendant quelques temps, surtout quand il s'agissait d'un mutant. C'est pourquoi elle digérait assez mal le coup que l'autre grosse brute lui avait mis et elle tenta de se lever prestement pour aller lui expliquer sa façon de voir les choses, comme quoi c'était pas cool de frapper les gens, surtout quand les gens en question s'avéraient être elle. Oui elle aurait bien voulu se lever et aller lui arracher chaque œil pour les lui faire manger tout en arrachant les ridicules bouts de métal qui dépassaient de son crâne. Mais le problème c'était qu'elle était pas dans la meilleure des formes et, à peine essaya-t-elle de se mettre debout qu'elle retomba à terre. Ça attendra.
Les deux autres, elle les reconnut aussi. C'était eux qui en avait après ses sous selon ses souvenirs et elle se félicita du fait qu'ils n'avaient pas réussi à mettre la main dessus. Les nuls ! Un fait capital lui revint alors en tête, où était le coffret ? Elle regarda de nouveau rapidement autour d'elle. Elle s'inquiéta, sa respiration s'accéléra à la pensée que l'espèce de gourde et son ridicule chimpanzé l'aient finalement obtenu. Non plus. Il ne restait donc que l'autre grosse brute. Une deuxième raison pour lui refaire le portrait. Enfin peut-être pas tout de suite vu comme il prenait plaisir à déchiqueter sans grâce le Mano... à moins que ce ne fut un Anwilein ? C'était devenu difficile à dire au vue du tas de chair qui restait. En tout cas maintenant ça allait être au tour de la Manodienne, sa race était pour l'instant encore claire, et Lain se réjouit d'avance à ce qui en resterait à la fin. Oui mais non. Rien. La brute s'écroula et l'autre échappa à son funeste destin. Et Lain se dit que c'était vraiment une journée à la con. Elle put apercevoir avec joie son coffret à nouveau, pour le voir passer avec rage entre d'autres mains, et surtout pas les siennes. La Manodienne croisa son regard. C'est ça approche-toi, tu vas voir ton joli minois. Puis s'en alla, ne se privant pas de la narguer au passage. Le sang de la fée ne fit alors qu'un tour. Elle venait d'être humiliée deux fois, frappée et volée. Sa joue la lançait mais actuellement elle ne pensait qu'à la vengeance. Elle se sentit tellement rabaissée que les larmes lui montèrent aux yeux en même temps que sa rage ne faisait que grandir. Elle sentit qu'elle avait envie de réduire la Tour et tous ceux qui l'occupaient à l'état de tas de cendres. Peut-être que la peur donne des ailes mais en tout cas il était clair que la rage donnait des jambes. Lain réessaya de se lever. Une fois. Deux fois. La troisième fut la bonne. Elle tituba d'abords, comme un nouveau-né qui venait d'apprendre à marcher puis se stabilisa. Elle essuya ses quelques larmes puis s'envola, déterminée. Elle aurait voulu se nouer un bandana sur le front pour montrer combien elle était déterminée.
Retrouver une Manodienne et un Anwilein portant un gros Mutant ne devrait pas être trop dur. Les retrouver dans la foule compacte qui remplissait chaque centimètre carré du Palais l'était déjà un peu plus. Elle avait heureusement l'avantage de voler et eux le désavantage d'être sans doute fortement ralenti par leur fardeau. Elle les chercha pendant ce qui sembla pour elle être une éternité avant de finalement les apercevoir, d'abord le Mutant ensanglanté et saucissonné, puis ses deux porteurs. Portée par ses émotions, elle fonça dans leur direction puis se ravisa juste à temps, tout de même consciente du fait qu'elle ne pouvait actuellement rien contre eux, malgré la vengeance qui la dévorait. Elle était toujours hors d'elle mais elle attendrait le bon moment. Elle les suivit alors le plus discrètement possible même si, à plusieurs reprises, elle crut avoir été repéré par la Voix de la Manodienne. Ils entrèrent finalement dans une grande salle, une sorte de salle du trône d'après ce qu'en savait Lain. Elle avait déjà vu un groupe s'y réunir plusieurs fois et elle savait alors que les deux qu'elle avait croisés n'étaient pas seuls. Ça devenait de plus en plus difficile. Alors, tandis que ses proies avaient pénétré dans le bâtiment, elle chercha un endroit d'où observer la scène, cachée. Elle repéra que le toit était en mauvais état et qu'il manquait à plusieurs endroits des tuiles. Elle s'y posa alors et, se plaçant à côté d'un trou, commença son espionnage._________________ Ne cliquez pas en dessous ! |
|  | | Aeshan Pilier du bar

Nombre de messages: 26 Age: 18 Date d'inscription: 23/06/2008
 | Sujet: Re: Le Palais Jeu 28 Mai - 17:30 | |
| Le voyage du retour fut long. Long et ennuyeux. Long, ennuyeux et fatiguant. Il faut dire que, traverser une foule de personnes toutes aussi pressées et au moins d'aussi mauvaise humeur en portant un bestiaux d'une bonne centaine de kilos relevait du masochisme primaire. S'il n'y avait pas quelque perspective pécuniaire. Et encore, je portais notre prisonnier par les bras et je n'osais pas imaginer ce que devait ressentir Dan qui s'occupait des pieds. Ou plutôt si, je l'imaginais et je ne pus m'empêcher de laisser échapper un rire discret. Ce dernier faisait du bon boulot d'ailleurs, participant aussi bien au transport de la brute qu'à effrayer les passants, permettant ainsi de faire un peu de place autour de nous. Parfois certains ne se laissaient pas intimider et, s'ils ne s'arrêtaient pas tous face à nous pour nous bloquer la route en attendant de voir qui finirait par se pousser dans une tentative aussi puérile que bestiale de montrer finalement qui avait la plus grosse, beaucoup nous lançaient au moins un regard méchant, comme si c'était leur mère que nous transportions là, dans l'optique où ces sauvages ne l'avaient pas déjà mangée.
A plusieurs moments, je ne pus m'empêcher de sentir en mo un désir féminin, pourtant souvent satisfait, tandis que mes mains effleuraient le corps musclé de notre adversaire. Peut-être que dans d'autres circonstances... Ulysse avait très bien remarqué ces moments où ma libido me jouait des tours et, tandis qu'il se reposait sur le corps du Mutant, n'étant pas le moins du monde gêné par le fait de rajouter une charge supplémentaire, il m'adressa une mine de dégoût, proche de la grimace, ainsi que quelques réflexions polies :« Perverse... _La ferme... » Enfin nous arrivions à notre QG et ce n'était pas sans un certain soulagement. D'autant que je pus apercevoir plusieurs fois Ulysse scruter derrière nous et dans les airs, comme s'il avait peur que quelqu'un nous suive. Je comprenais que nous ne passions pas inaperçu mais de là à craindre quelque chose. Il ne m'expliqua en tout cas pas de quoi il s'agissait et je n'avais vraiment pas envie de me prendre la tête avec ses délires paranoïaques.
Dès que je rentrai dans la grande salle, laissant Dan trainer notre colis dans ce qui servait parfois de prison improvisée avec pour ordre de le faire soigner et de me l'amener dès que ce serait fait, je pus apercevoir avec un contentement malsain Miguel et Jules, très appliqués, sans doute bien plus que pour toutes les missions qu'ils ont pu recevoir, à laver le sol avec une hargne qui n'avait d'égal que leurs tronches dépitées et tristes. Chacun croisa tour à tour mon regard, espérant peut-être un geste de clémence de ma part, puis le détourna rapidement, retournant à sa passionnante activité. Doux plaisir que celui du pouvoir... J'allai alors directement m'assoir sur mon trône, attendant patiemment qu'on m'amène notre prisonnier et réfléchissant déjà à toutes les possibilités qui s'offraient à moi. Réfléchir était en tout cas un bien grand mot puisque, la tête posée sur la main, je ne tardai pas à sombrer dans un demi-sommeil fatigué, plusieurs fois réveillée par de brefs soubresauts, la bave me coulant des lèvres.
Finalement, après avoir une bonne heure passée à somnoler, on m'amena à nouveau notre prisonnier, réveillé, un peu soigné mais loin d'être en forme à ce qu'il me semblait. Par contre, ses yeux ne paraissaient avoir rien perdu de leur combativité. Tandis qu'il commença à partir, je fis signe à Dan de rester non loin, ce qui d'ailleurs ne sembla pas lui plaire au vue du regard qu'il, à défaut de me le lancer par peur de représailles, infligea au Mutant. Quatre autres de mes hommes armés gardaient la salle et je me sentais cette fois en confiance face à celui qui avait failli me tuer quelques heures plus tôt et je pus me permettre de lui jeter ce regard satisfait, celui de ceux qui ont, ou tout du moins le pensent, la situation en main. Ce sentiment de domination était on ne peut plus agréable. Dan l'avait fait mettre à genoux, les mains liés derrière le dos et, tandis que je le fixais, il me renvoya mon regard. Il n'avait pas l'intention de le détourner. Moi non plus. Question d'honneur.
Ce qui ne m'empêcha pas d'abandonner quelques minutes plus tard. Jeu de gamin ! Sentant que ça s'impatientait autour, j'en vins directement au fait. « Je vais être directe. Tu as tué un de mes hommes et n'attends pas que je te pardonne pour ça. Néanmoins je vais faire preuve de clémence pour cette fois, j'ai mes raisons. »Je le fixai une nouvelle fois, réfléchissant en même temps sur la portée de mes mots et ce qu'ils impliquaient. Je faisais peut-être une erreur mais j'avais besoin de lui. « Je te laisse donc un choix très simple pour lequel je pense que tu ferais mieux d'abandonner ton honneur. Ou tu acceptes de travailler pour moi, pour la troupe de mercenaire que je dirige, ou tu meurs. Et quand je dis travailler, au départ ça sera plus en tant que prisonnier. Entends par là que tu ne seras pas payé. Evidemment, après que nous nous soyons assurés de ta loyauté, tu deviendras un vrai membre de notre groupe, voir plus si tu fais tes preuves. Alors ? C'est plutôt intéressant non ? Il vaut mieux quelques mois de servitude plutôt qu'une éternité de mort. »Je marquai un temps d'arrêt avant de lui énoncer la dernière partie de ma proposition, celle qui était à mon goût la plus délicate et qui risquait de lui faire faire le mauvais choix. Après avoir repris ma respiration puis déglutit, je continuai : « Si tu acceptes, il y a autre chose que tu dois savoir. Puisque nous ne pourrons, et je pense que tu nous comprends, te faire confiance au départ, tu devras porter ce bracelet... » Je lui pointais du doigt un de mes hommes, Enis, qui s'avançait avec un gros bracelet noirâtre dans les mains. Cet objet n'avait rien de décoratif ou même d'effrayant. C'était juste un gros bracelet qui semblait avoir été taillé directement dans de la roche à la couleur d'un noir très profond sur lequel courraient des courbes pourpres. « Grace à ce bracelet, nous saurons - enfin Enis saura – toujours où tu te trouves dans la Tour, ce qui nous permettra avant tout de te retrouver si jamais tu comptais t'enfuir. C'est juste une mesure de sécurité élémentaire. Dès que tu intégreras la troupe officiellement nous te l'enlèverons. Avant ça, sache qu'il n'y a aucun moyen de le retirer sans que son créateur, Enis ici présent, ne le demande explicitement. Alors, on a un deal ? Je te laisserai bien du temps pour réfléchir mais nous en manquons et j'ai pas vraiment envie non plus. »De toute façon il valait mieux pour lui, d'autant plus que je n'avais pas encore réfléchi à la manière de l'exécuter s'il refusait et que je détestais faire ce genre de réjouissances à la va-vite. |
|  | | Ehfull Berserker

Nombre de messages: 492 Age: 21 Date d'inscription: 17/06/2005
 | Sujet: Re: Le Palais Ven 5 Juin - 1:48 | |
| Redevenir esclave ou mourir. Skalathrax était furieux, il se maudissait d'avoir été aussi faible et de s'être évanoui. Il aurait voulu bondir sur la manodienne pour lui exploser le crâne de rage. Il se sentait encore convalescent mais sa colère montait et risquait de lui faire perdre tout contrôle. Tuer, dépecer, écraser, broyer, démembrer, éviscérer, piétiner, empaler... Son esprit était embrumé de souvenirs et autres représentations que ces verbes auraient pu décrire. Il repensa au temps où il était esclave et laissa échapper un grognement de haine, ses yeux et son visage se tordant dans un masque de rage. Il se remémora le temps où il n'était qu'un outil balloté au grès des coups, des punitions et du travail. Il se rappela des conditions de vie dans les quels il avait vécu avant de se libérer. Non, décidément il ne pourrait pas se résoudre à ça. Il se revoyait enfant dans l'usine volant les rations de ces camarades d'infortune pour survivre. Survivre... Son visage se décrispa et son regard laissa apparaître alors une lueur de réflexion. Son but n'avait jamais été autre. Son honneur importait peu après tout, tant qu'il vivait et pouvait s'adonner à ses activités favorites. Et puis après tout, ce ne serait que provisoire si il remplissait son contrat, qui ne lui semblait pas insurmontable. Que faisait un guerrier engagé dans une troupe de mercenaire ? Il tuait. Quel programme ô combien aguicheur ! Un large sourire se dessinait sur la face de Skalathrax à mesure qu'il prenait conscience des futurs possibilités qui s'offraient à lui. Il ne restait plus qu'à négocier afin de monnayer au mieux son asservissement. Skalathrax se releva alors, décidé, fixant toujours la manodienne et parla pour la première fois depuis quelques semaines d'un ton amusé: « Si vous voulez m'engager, il faudrait déjà que vous sachiez quelques détails sur mes capacités. Ça pourrait vous éviter de finir comme l'autre gros lard. Ça m'embêterait de transformer mon futur employeur en tas de viandes informes. »Skalathrax sourit, espérant avoir heurté la susceptibilité de certains. Puis il reprit d'un air plus sérieux: « Je ne combat qu'en solo, c'est ma seule règle. Respectez là et vous pouvez m'envoyer de suite en mission. Oubliez là et on ne retrouvera rien de vous mise à part une bouillie sanguinolente . » _________________  ''Soyons terrible afin d'éviter au peuple de l'être.'' Danton (cul) |
|  | | Aeshan Pilier du bar

Nombre de messages: 26 Age: 18 Date d'inscription: 23/06/2008
 | Sujet: Re: Le Palais Sam 13 Juin - 13:10 | |
| Sa décision eut l’air d’être dure à prendre. D’ailleurs, pour qui ne l’aurait-elle pas été ? Mais je me sentais tout sauf coupable. Après tout, c’était une chance que je lui offrais et je pense qu’à ma place, la grande majorité de mes hommes l’auraient tué sans réfléchir. Ce qui aurait finalement peut-être été plus intelligent. D’ailleurs, quand notre prisonnier s’amusa à nous provoquer, je sentis plusieurs de mes hommes présents dans la salle commencer à attraper leurs armes, prêts à lui bondir dessus. Je les arrêtai d’un mouvement de la main. Il fallait vraiment que ça marche, sans quoi, à force de les empêcher de satisfaire leur vengeance méritée, je risquais de perdre leur confiance. D’ailleurs moi aussi je commençais à perdre mon calme. S’il osait encore une fois se moquer de Keith, que j’ai besoin de lui ou non, je le tuerais sans hésiter. Il finirait de toute façon par payer un moment ou un autre. Il n’avait pas le droit à la moindre erreur.
Il semblait en tout cas très détendu, essayant même de prendre l’ascendant en me fixant ses propres conditions. Ce type ne manquait décidément pas de toupet. Ca me plaisait en quelque sorte. Mais je crois que ce que j’aimais encore plus c’était de savoir qu’au bout du compte, c’était moi qui avais le pouvoir sur lui, quoi qu’il puisse penser. Il voulait travailler seul ? Parfait, c’était exactement ce que j’attendais. « Bien tu as donc l’air d’avoir fait ton choix, c’est parfait. Enis, tu peux lui mettre le bracelet. »Un peu impressionné par le colosse, ce dernier s’approcha lentement, d’un pas peu assuré. Alors qu’il lui prit le bras afin de lui passer le bracelet noir, il put sentir toute la haine et la rage du Mutant à l’idée de porter ce symbole de son état d’esclave. Il sentit ce flot de colère projeté vers lui et ne put s’empêcher de reculer en titubant. Il me lança un regard apeuré, auquel je répondis par hochement de tête rassurant. Le Benzert reprit alors son souffle et referma le bracelet autour du poignet imposant du prisonnier. Autour de cette masse de chair, le petit « clac » de fermeture eut du mal à se faire entendre. Enis n’eut alors pas à se faire prier pour s’éloigner du Mutant et l’ordre que je leur lançai à tous l’enchanta au plus haut point : « Maintenant, sortez tous, je dois m’entretenir avec lui. »Oui vraiment, je risquais la confiance et le respect de mes hommes sur ce coup, mais ils seraient informés en temps voulu. Je leur indiquais de la main de sortir et tous quittèrent la grande salle, nous laissant, moi, Ulysse et le Mutant. Il avait toujours les pieds et mains liés et je ne risquais rien. « Je vais rentrer directement dans le vif du sujet et t’expliquer ta mission. Ce sera une tâche un peu ingrate et surtout extrêmement difficile et que je ne peux confier qu’à quelqu’un d’extérieur à mon groupe, ce qui est ton cas pour l’instant. » Je repris ma respiration et déglutit. C’était le point de non-retour. « J’aimerais que tu assassines quelques personnes pour moi. »Je le fixai un moment, espérant avec un plaisir pervers voir en lui une certaine peur monter. Ce qui ne sembla d’ailleurs pas vraiment être le cas. « J’ai vois-tu, des ambitions plus vastes que de rester chef d’une troupe de mercenaires et j’aspire aussi à faire de la Tour un monde meilleur. Enfin, tu n’as pas besoin de connaître la raison, mais j’ai fait une liste d’un certain nombre de… personnalités qui doivent mourir. La plupart jouissent d’une relative célébrité, d’autres agissent dans l’ombre mais toutes doivent être éliminées. Je t’ai choisi toi pour ce travail parce que tu me sembles tout d’abord avoir toutes les qualités physiques pour le faire et surtout parce qu’on ne doit trouver aucun lien entre ces assassinats et moi. C’est pourquoi, si tu te fais attraper, tu ne dois absolument pas dire que tu viens de ma part. Sache que si tu dois te louper, je ne te couvrirai en aucun cas. Là est la difficulté de la tâche. »Je fouillai rapidement dans ma poche et en sortis un petit bout de papier gribouillé, une liste de noms. « Voici la première fournée. Il y a de tout, des Anwileins, des Benzert, même des Mutants. J’espère que tu n’as pas de remords à tuer des représentants de ton espèce. Je ne pense pas d’ailleurs. Termine cette liste et je te donnerai la suivante. »J'avais dis le principal et rappelai maintenant mes hommes. Je pus voir qu'ils n'étaient pas tous heureux de la situation mais ça irait pour le moment. Je leur ordonnai de le détacher après quoi je tendis le papier à mon assassin. « Il est préférable que nous ne connaissions pas ton nom pour le moment. Maintenant vas, tu as du travail qui t'attend. » |
|  | | Ange de platine Tyran Officiel d'Amatsu

Nombre de messages: 1032 Age: 21 Date d'inscription: 16/06/2005
 | Sujet: Re: Le Palais Jeu 18 Juin - 20:27 | |
| Les Yeux d'Or se promenaient maintenant dans le plus haut étage de la Tour, l'étage du Palais en ruine. Dès qu'il eu réussi à s'éclipser discrètement de ses anciens compagnons, le reste n'avait été qu'un jeu d'enfant pour ensuite trouver l'escalier D et pouvoir entrer dans cet étage à la fois magnifique et étrange, là où la Grandeur de l'époque d'Or de la Tour se mêlait à sa décadence actuelle.
De nombreux "îlots" étaient éparpillés un peu partout dans cet mer de ténèbres insondables, et Zak' avait l'impression de devenir un marin naviguant sur une mer orageuse en passant d'un îlot à l'autre par les ponts en pierre plus où moins fragile.
Son voyage était sans but, l'Anwilein n'ayant en ce moment aucune mission particulière à remplir, et l'endroit était plutôt calme, il n'avait donc pas à répandre ses idées dans la Tour par le combat.
Avisant un nouveau pont en pierre, plus petit que les autres, Zakiel leva les yeux sur le bâtiment qui se levait sur l'îlot attenant.
Totalement en ruines, le bâtiment était effondré à de nombreux endroits et semblait contenir un trône assez large. Une petite foule était réunie ici, une femme était assise sur le trône. L'ambiance avait l'air détendue, malgré l'aspect agressif de l'énorme barbare mutant qui se tenait au milieu de ces ruines.
S'approchant de cet insolite regroupement, l'Anwilein aux Yeux d'Or s'approcha prestement en jouant de toute la discrétion qu'il pouvait user. Arrivé à hauteur d'un des murs en pierre, il s'adossa à celui-ci et écouta la discussion qui tenait lieu à l'intérieur.« ...ton nom pour le moment. Maintenant vas, tu as du travail qui t'attend. » C'était une voix féminine. Celle qui était assise sur le trône, Zak' supposait. A moins qu'il n'y en avais une autre. Bref, tout cela ne sentait pas l'honnêteté, et l'Anwilein aurait aimé en savoir plus, autant pour sa curiosité, que pour savoir si il devait se mettre en chasse du Mal comme il l'avait déja fait à de nombreuses reprises.
Perdu dans ses pensées et dans sa réflexion, Zak s'adossa à nouveau au mur en pierre, sans trop faire attention, et quelques pierres tombèrent sur ses épaulettes, ce qui provoqua un léger bruit de métal tintant.
Léger bruit qui suffisait à attirer l'attention._________________ They will return, manking new learn, new kind of fear, when they are here! They will reclaim, all in their name, hope turn to black, when they come back! |
|  | | Ehfull Berserker

Nombre de messages: 492 Age: 21 Date d'inscription: 17/06/2005
 | Sujet: Re: Le Palais Ven 3 Juil - 23:36 | |
| Skalathrax lança des regards amusés à ses geôliers entrain de le détacher. Il pouvait sentir la colère voir la peur palpable de certains d'entre eux et ça le faisait frémir de plaisir. Inspirer la peur était la meilleure des récompenses. Le mutant toisa encore quelques secondes ses nouveaux camarades pui se retourna vers la manodienne qui lui tendit son papier tout en lui donnant ses dernières instructions. « Il est préférable que nous ne connaissions pas ton nom pour le moment. Maintenant vas, tu as du travail qui t'attend. » Le mutant acquiesça d'un hochement de tête et ouvrit le papier en se dirigeant vers la sortie de la salle. Gharn Khanos. C'est le premier nom qui y était inscrit, un nom connu de tous pour être celui du chef d'une puissante Caste des anwilliens. Skalathrax grimaça, ça n'allait pas être une tache facile. Gham Khanos avait en tant que gardes du corps, les meilleurs guerriers de sa Caste et ceux-ci n'étaient pas connus pour leur incompétence. Cet assassinat allait nécessiter un plan et c'est bien la dernière chose dont Skalathrax avait besoin. Le benzert qui lui avait passé le bracelet autour du bras, l'interrompit dans ses pensées. Il lui rapportait sa bonne vieille hache. Skalathrax s'en saisit sans un mot et l'accrocha dans son dos. Sentir le poids de la hache dans son dos avait un effet tranquillisant sur lui, il se sentait en sécurité. Surtout lorsqu'il songeait à la tache qu'il devait accomplir dorénavant. Le mutant sortit du QG de la manodienne, non sans remarquer l'agitation qui animait ses sbires, mais il avait d'autres anwilliens à baffer et pas des moindres. Il lui fallait maintenant trouver la demeure de ce Khanos, tâche facile vu qu'il suffisait de chopper un anwillien pour lui faire cracher le morceau étant donné que tous connaissaient les quartiers des différentes castes dirigeants leur race. Skalathrax s'empressa donc de rejoindre un milieu plus populeux afin de trouver un informateur. Il eu le temps de constater durant son trajet que sa blessure n'était pas encore complètement refermé. En plus de devoir concevoir un plan, il allait devoir se ménager dans ses efforts. Il erra ainsi, plonger dans ses pensées à la recherche d'un semblant de plan pour arriver à porté de hache du patriarche anwillien. _________________  ''Soyons terrible afin d'éviter au peuple de l'être.'' Danton (cul)
Dernière édition par Ehfull le Lun 20 Juil - 23:45, édité 1 fois |
|  | | Aeshan Pilier du bar

Nombre de messages: 26 Age: 18 Date d'inscription: 23/06/2008
 | Sujet: Re: Le Palais Mar 14 Juil - 0:27 | |
| C'était la journée ou quoi ? Un espion maintenant, à la discrétion plus que discutable. Passait encore qu'on m'espionne. L'idée me plaisait moyennement mais après tout, si je n'en savais rien, ma vie n'allait pas en être vraiment changée. Et puis ça avait quand même quelque chose de bizarrement flatteur. Mais quand l'espion en question se révélait, toute flatterie disparaissait, laissant place à un grand mal-aise, même pour la moins pudique des personnes. Depuis quand espionnait-il ? Que savait-il ? Je me repassai rapidement dans la tête tout ce que j'avais pu faire ces derniers jours, dans quelles situations gênantes il avait pu me voir, si c'était vraiment qu'il espionnait. Ce que, paradoxalement, j'espérais au plus profond de moi. Je n'aurais pas aimé qu'il espionnât qui que ce soit d'autre parmi mes hommes, ce qui reviendrait à lui accorder beaucoup plus d'importance qu'à moi.
Mais la situation était plus grave que mes considérations égocentriques. Quelqu'un m'espionnait alors que je venais de révéler ce que je souhaitais garder le plus secret. Vu sa faible compétence à rester caché, il ne devait pas me surveiller depuis très longtemps, sans quoi il aurait déjà été repéré depuis longtemps. Par Ulysse par exemple. Tout d'un coup me revint comme un élastique que j'aurais tendu trop fort et qui, craquant devant la contrainte exercée, viendrait me fouetter désagréablement le visage, les impressions de ma Voix sur la possibilité que nous ayons pu être suivi pendant le transport du Mutant, que j'avais mis sur le compte d'une quelconque paranoïa. Je jetai un rapide coup d'oeil à Ulysse, mais ce dernier ne semblait pas être plus inquiété que ça. Il regardait avec intérêt l'espion incompétent tout en remuant paresseusement la queue. Finalement, peut-être que je m'inquiétais trop.« Non ce n'était pas lui qui nous suivait tout à l'heure. _Je sais pas si je dois en être vraiment rassurée... » Devant la confirmation d'Ulysse, je tentai de me calmer et de réfléchir posément. Quand j'ai parlé de sa mission au Mutant, mes hommes étaient tous dehors. Ils l'auraient donc vu s'il était déjà en train de m'espionner. Il ne savait donc normalement rien de la liste et des assassinats. C'était donc plutôt rassurant.
Je fis alors signe au Mutant de partir accomplir la tâche que je lui avais confiée, sans se soucier des récents événements, tandis que mes hommes m'apportèrent l'espion. Je pus alors m'intéresser à son identité avec précision. Zakiel, l'Anwilein aux yeux d'or si je ne me trompais pas. Un emmerdeur de première. Un type à la morale, et sans doute aussi à l'égo, surdimensionnés. Un niais notoire, sans doute le genre de type à se laisser tuer pour sauver une mouche, mais dont les capacités au combat avaient rendu très célèbres. Et aussi son obstination légendaire à faire triompher le Bien. Son Bien tout du moins et il était clairement différent du mien. Il avait par le passé plusieurs fois assommé quelque uns de mes hommes en mission, mission qu'il avait dû juger mauvaise. D'ailleurs un de ceux qui l'apportaient vers moi devait faire partie de ces malheureux au vue de la colère qu'il avait beaucoup de mal à contenir contre l'espion.
Zakiel... si je n'avais pas été mal renseignée, le nom de son père figurait sur la liste que je venais de donner au Mutant et il était vrai que, pour que tout se passe comme prévu, il fallait qu'il meurt dans les premiers. Son pouvoir, son influence et sa notoriété l'imposait. Mais était-ce une simple coïncidence que son fils soit ici en ce moment ? Il ne savait normalement rien de la liste, c'était impossible. Et puis on disait que leurs relations étaient plus que tendues, sans doute ne ferait-il rien pour protéger son géniteur. Mais là encore sa morale niaiseuse entrait sans doute encore en jeu et l'empêchait peut-être de laisser un tel crime se produire. Décidément, cet Anwilein était bien gênant... Mais ce n'était pas le genre de personnes que je cherchais à mettre sur la liste, en tout cas pour l'instant. Et puis on ne pouvait pas ignorer ses capacités au combat. Peut-être que s'il acceptait de, sinon se mettre à mon service, m'aider pour certains contrats, je pourrais le faire passer de gêneur notoire à un allié dont la force pourra m'être utile pour ce qui m'attend. Il allait falloir jouer serrer, mes hommes attendaient de moi une certaine fermeté et je ne pouvais me permettre de perdre leur confiance maintenant.
Il était maintenant devant moi, entouré par deux de mes hommes qui lui tenaient les bras et je pus voir qu'il s'apprêtait à parler, sans doute pour tenter de se justifier. Je coupais court à la conversation : « Foutez-moi ça en prison... »Il protesta mais de toute façon, qu'est-ce qu'il pouvait faire ? Voilà en tout cas qui suffirait pour le moment à satisfaire mes hommes. Je les regardai s'éloigner tout en songeant à ce que je cherchais pour la suite des événements. Mes doigts pianotaient alors nerveusement contre les accoudoirs de mon trône, trahissant les nombreuses interrogations qui m'habitaient quand, conscient de mon stress, Ulysse me bondit sur les genoux et se coucha en l'attente de caresses. En temps normal on ne pouvait pas dire que c'était un être très doux ou même amical, même envers moi, mais il savait être utile de la bonne façon quand j'avais besoin de lui. Je lui caressai alors délicatement son poil rougeâtre, presque de façon machinale, perdue dans mes pensées mais me sentant beaucoup plus paisible. Ulysse lui était partie dans une synthétisation de sons rauques et qui aurait pu paraître effrayant si on les avait entendu dans le noir, entre ronflement et grognement. Je finis par me laisser aller, perdant peu à peu le lien avec la réalité. Cette dernière fut d'ailleurs violemment ramenée à moi comme une claque par un de mes hommes, ce qui lui valut un regard haineux de la part de ma Voix. Il en fut d'abord décontenancé et, il fallait l'avouer un peu effrayé puis déglutit et se reprit finalement : « Excusez-moi mais... que voulez-vous que nous fassions avec le prisonnier ? »Je ne répondis pas de suite, le temps de retrouver mes esprits, ce qui sembla gêner le messager qui paraissait de plus en plus nerveux, serrant ses mains l'une contre l'autre comme un paquet de cordes. « Vous, rien. Je vais aller le voir et je ne veux pas être dérangée. »Je poussai alors Ulysse, d'autant plus qu'il commençait à peser son poids, étant trop souvent inactif, qui ne me gratifia alors que d'un grognement de mécontentement. Il s'envola alors et, tandis que j'enlevais avec insistance les poils orangé qui étaient encore accrochés à mes jambes, il vint se poser sur mon épaule, apparemment bien décidé à continuer son repos. Je pus alors me diriger vers la prison.Là, un seul de mes hommes surveillait l'entrée et je lui fis signe de partir, lui montrant mon cimeterre afin qu'il comprenne que non je n'avais pas besoin de lui, que non je ne le voulais pas dans mes pattes et que oui s'il pouvait dégager ça serait parfait.Pour lieu de prison il n'y avait en fait qu'une cellule sale et humide dont les seuls occupants étaient Zakiel, les ténèbres et quelques cadavres de rats. Je m'arrêtai alors devant la grille, la main bien en évidence sur le pommeau de mon cimeterre, plantant mon regard dans celui de l'Anwilein, ce qui m'obligea d'ailleurs à lever la tête de façon très douloureuse. « Zakiel si je ne m'abuse ? Tu ne le sais peut-être pas mais je suis Héléna Cysto, chef d'une troupe de mercenaires... dont tu as déjà molesté plusieurs hommes, complètement innocents je tiens à le préciser. Mais je ne suis pas venue pour te punir de ça, même si je t'avouerai que les gaillards en question rêveraient de te rendre la pareille. Je crois au mérite et à la force, il n'y a donc pas de raison que je les venge, ils le feront eux-mêmes s'ils le peuvent. »Tentant de rassembler mon esprit encore brumeux, je m'arrêtai un moment et reprit mon souffle. « Par contre il est vrai que le fait que tu m'espionnait me gêne particulièrement. Il n'y avait évidemment rien de compromettant dans ce que j'avais dit, surtout pour un combattant du Bien comme toi mais c'est jamais très agréable. Mais je te laisse une chance de partir sans blessures. Vois-tu, je pense que nous servons tous deux le même but, c'est-à-dire contribuer au bien-être des habitants de la Tour. »Beurk ! Me rabaisser au même niveau que lui... « Et je pense que, plutôt que de nous affronter à cause d'un stupide manque de compréhension on devrait s'allier tu ne crois pas ? Et justement en ce moment nous sommes en ... « chasse » du Désintégrateur. Ses actions ne doivent sans doute pas te laisser indifférent, n'est-ce pas ? Moi en tout cas elles m'ont bouleversée... »Je marquai un temps d'arrêt avant de le fixer droit dans les yeux avec le regard le plus sincère possible tout en tendant ma main ouverte vers lui. « Alors c'est d'accord ? On fait équipe ? »Je cherchais à remplir deux objectifs. Tout d'abord, éloigner le plus possible Zakiel de son père, au cas où. Ensuite, et surtout, savoir ce qu'il avait appris pendant qu'il nous espionnait. Et pour ça, il fallait jouer serré. |
|  | | DemonAnthrax Poutre de Bretagne

Nombre de messages: 610 Age: 21 Date d'inscription: 16/06/2005
 | Sujet: Re: Le Palais Mer 22 Juil - 18:45 | |
| Seith était encore jeune mais il lui arrivait de temps en temps de prendre la bonne décision. Ayant vu son ancien adversaire s’éloigné, il décida d’attendre quelques instant avant de se lancer derrière lui. Il espérait ainsi pouvoir voir à l’œuvre Zakiel avec d’autres adversaires et donc avoir une chance de percer à jours quelques unes de ses techniques de combats. Il avait découvert des endroits qu’il ne connaissait pas encore comme cet escalier D. Lui qui à décidé depuis peu de découvrir la tour, il était maintenant servit. L’étage où il arriva était tout simplement éblouissant, bien qu’il n’ait pas une grande culture de la tour, il se douta que tout cela datait en partie de l’époque d’Or. Il n’avait malheureusement pas le temps de s’émerveiller devant ce paysage, il était en train de perdre Zakiel de vue. Il mit quelques minutes à le retrouver, l’inconvénient pour suivre quelqu’un comme Zak était évidement de le laisser vous distancer, de ce fait Seith attendait de pratiquement le voir sortir de son champ de vision pour enfin avancer dans sa direction. Il l’avait ainsi plusieurs fois perdu de vue au milieu des nombreux ilots présents. Enfin Zakiel s’était arrêté, Seith s’accroupit contre l’un des ponts pour observer. Toute sorte de pensé firent leurs apparition : l’avait-il vu ou entendu ? Se doutait-il d’être suivis et si oui faisait-il exprès de s’arrêter dans ce lieu désert ? Il n’eu pas le temps d’avoir les réponses qu’il voulait. Un espèce de mutant armé d’une hache sortait de l’étrange bâtiment et, tournant la tête, il vit deux hommes s’approcher de Zakiel. Il était prêt à bondir pour le prévenir mais c’était déjà trop tard. Décidément ce bâtiment était plein de surprise, pour un lieu désert il était plutôt pas mal fréquenté. Il n’avait même pas remarqué qu’il s’était levé, retenant ses pulsions il se remit à l’abri. Il n’était pas question d’aller l’aider pour le moment, s’il y avait d’autres hommes, il se ferait prendre aussi bêtement. Mais quelque chose le gênait, Zak n’était pas le genre à se laisser prendre si facilement alors pourquoi ne réagit-il pas ? Laissant les deux hommes l’emporter, Seith pouvait enfin s’approcher de l’édifice. Il jeta un rapide coup d’œil pour comprendre ce qui se passait. Un trône était installé au milieu de la salle, gouverné par … une femme ? Et un étrange animal. « Qu’est ce que c’est que ce truc immonde ? » Il n’entendait pas grand-chose à la conversation mais il ne sembla pas se passer grand-chose, à peine Zakiel avait été présenté devant elle que les deux hommes l’avaient emmené dans un autre endroit. L’un deux était revenu et quelques instants après, la femme s’en alla vers la direction probable où Zakiel avait été emmené. Pour Seith, tout n’était pas clair. Pourquoi une simple balade, à la suite d’un des plus grands combattants des Anwiliens, s’était transformée en casse-tête. Fallait-il qu’il essaye de retrouver Zakiel ou devait-il attendre pour voir comment les choses se déroulèrent. Cette dernière pensée lui plût et il décida de se mettre dans l’obscurité qu’offrait l’ombre des murs. « Si il se passe quelque chose, je fonce et … on verra »_________________  |
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